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Intelligence artificielle, cybersécurité, robotique, mondes virtuels : les programmes Horizon Europe et Digital Europe ouvrent leurs appels à projets 2027, auxquels s’ajoute un appel national dédié à la cybersécurité. Présentés lors d’un webinaire organisé par la Région Sud, ces financements représentent une vraie opportunité pour les entreprises du territoire. Montants, calendriers, dispositifs d’accompagnement : voici l’essentiel.

Le calendrier des appels

AppelOuvertureClôture
AI GigafactoriesOuvert12 novembre 2026
RAISE 2026 (réseaux doctoraux IA)Ouvert24 novembre 2026
RAISE 2027 (IA pour la science)Ouvert2 février 2027
Bridging Actions (IA)Ouvert16 février 2027
NCC-FR, 1re relèveOuvert17 février 2027
Horizon Europe numérique (cluster 4)17 novembre 202617 mars 2027

Horizon Europe : 460 millions d’euros pour le numérique en 2027

Le volet numérique d’Horizon Europe (cluster 4) dispose de 460 millions d’euros en 2027. L’intelligence artificielle et la robotique concentrent près des trois quarts de l’enveloppe (72 %), devant les mondes virtuels et le Web 4.0 (10 %), les infrastructures télécom, edge et cloud (9 %) et la photonique (6 %).

Les sujets ouverts couvrent notamment l’IA appliquée à la santé, à l’industrie et à la conduite autonome, la robotique industrielle, les modèles d’IA de nouvelle génération, la photonique basse consommation ou encore les équipements de réalité étendue (casques, haptique, capteurs).

Deux appels transversaux complètent ce programme : RAISE, consacré à l’IA au service de la science (environ 61 millions d’euros), et les nouvelles Bridging Actions (environ 55 millions d’euros pour le numérique), orientées vers des pilotes à grande échelle : plateforme média européenne, mobilité autonome urbaine, systèmes énergétiques intelligents.

La France, bien placée sur le numérique

Sur la période 2021-2025, les candidatures françaises au volet numérique d’Horizon Europe ont affiché un taux de réussite de 19 %, contre 15,6 % en moyenne européenne. Les organismes de recherche atteignent 23 % de réussite, les PME près de 17 %. En 2026, la France est passée de la 4ᵉ à la 2ᵉ place européenne en financements obtenus. Seul bémol : elle reste 5ᵉ en nombre de candidatures déposées. Le message est clair : il faut candidater davantage.

Digital Europe : du laboratoire au déploiement

Doté de 8,1 milliards d’euros sur 2021-2027, Digital Europe ne finance pas la recherche mais le déploiement et l’adoptiondes technologies numériques par les entreprises, les citoyens et les administrations. Les projets attendus reposent sur une technologie suffisamment mature, des utilisateurs identifiés et une dimension européenne.

Le programme s’organise autour de six domaines : calcul haute performance, intelligence artificielle, cybersécurité, compétences numériques avancées, interopérabilité et semi-conducteurs.

Les règles du jeu :

  • des projets collaboratifs d’au moins trois partenaires, issus de l’Union ou de pays associés ;
  • ouverts à toutes les entités publiques et privées ;
  • un financement de 50 % des coûts éligibles pour les subventions classiques, jusqu’à 75 % pour les PME dans les actions qui leur sont dédiées et jusqu’à 100 % pour les actions de coordination.

La quatrième vague d’appels représente 103 millions d’euros, avec des sujets liés au cloud-edge, aux espaces de données, à l’IA appliquée et aux compétences numériques.

NCC-FR : un appel national pour les PME de la cybersécurité

Piloté par l’ANSSI et déployé avec Bpifrance, Aktantis et plusieurs acteurs de l’écosystème cyber, le Centre national de coordination en cybersécurité (NCC-FR) accompagne les porteurs de projets vers les appels européens et lance son propre appel à projets national.

L’appel à projets 2026-2029 en bref :

  • 4 millions d’euros, financés à parts égales par l’Union européenne et l’État ;
  • réservé aux PME françaises, un seul partenaire par projet ;
  • des subventions de 30 000 à 100 000 euros, couvrant jusqu’à 100 % des dépenses ;
  • des projets de 8 à 10 mois, réalisés en France.

Trois axes sont ouverts : le développement de solutions et briques techniques (cryptographie post-quantique, analyse des dépendances logicielles, passerelles OT/IT, IA appliquée à l’évaluation de sécurité…), le soutien aux prestataires visant une qualification ANSSI, et l’accompagnement des PME dans la normalisation.

Le contexte européen

Plusieurs chantiers européens structurent les prochains mois : un paquet sur la souveraineté numérique (IA, cloud, semi-conducteurs), la simplification réglementaire portée par les textes « Omnibus », l’appel à projets pour sept « AI Gigafactories » en Europe, et le lancement du Scaleup Europe Fund, destiné à soutenir la croissance des entreprises européennes, dont les premiers investissements sont attendus cet automne.

Se faire accompagner

Monter un dossier européen demande du temps et de la méthode. Plusieurs dispositifs aident les entreprises à franchir le pas :

  • Les Points de contact nationaux de Bpifrance : une équipe de plus de 60 experts pour informer, conseiller et former les porteurs de projets.
  • Le Diag Europe (Bpifrance), pour les candidatures individuelles, notamment à l’EIC Accelerator : prestation de conseil plafonnée à 20 000 € HT, prise en charge à 50 %.
  • Le Diag Partenariat Technologique International (Bpifrance), pour les projets collaboratifs : prise en charge à 50 % d’une prestation plafonnée à 25 000 € HT pour un chef de file, 5 000 € HT pour un membre de consortium.
  • Le dispositif AFE PME de la Région Sud, qui finance l’appui de cabinets spécialisés pour le montage de dossiers collaboratifs (Horizon Europe, Digital Europe, Eurostars, EU4Health…) et les candidatures à l’EIC, jusqu’à la préparation de l’épreuve orale.
  • Le Réseau Sud Europe Innovation, animé par la Région Sud, qui réunit plus de 120 membres (universités, laboratoires, pôles de compétitivité, structures d’accompagnement) autour de réunions d’information sur les appels en cours et à venir.

Les clés du succès

Lauréats et experts s’accordent sur quelques principes :

  1. Cibler les appels alignés sur les priorités européennes : IA, cybersécurité, transition numérique.
  2. Bâtir un consortium solide : les projets les plus performants associent un organisme de recherche technologique en coordination, plusieurs universités techniques et 5 à 10 PME deeptech.
  3. Prendre le lead : les acteurs français sont encouragés à coordonner davantage de projets et à y embarquer deux ou trois PME françaises.
  4. Anticiper le calendrier, les dates de clôture arrivant vite.

Les contacts :

Si vous souhaitez être contacté pour en savoir plus sur les appels à projets, rendez-vous sur ce formulaire

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