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Lors du Conseil municipal du 12 octobre 2026, la Ville de Nice a adopté trois délibérations en faveur du cinéma et de l’audiovisuel. La plus structurante concerne les Studios de la Victorine, dont la Ville reprend le pilotage pour en faire un outil de rayonnement international. Un enjeu économique de taille : les tournages ont généré 65 millions d’euros de retombées sur la Côte d’Azur en 2025.

Un site mythique du 7e art

Les Studios de la Victorine ont marqué l’histoire du cinéma français et international. Marcel Carné y a tourné Les Enfants du paradis, Alfred Hitchcock La Main au collet, Roger Vadim Et Dieu… créa la femme. Jacques Tati (Mon oncle) et François Truffaut (La Nuit américaine) y ont également posé leurs caméras.

La Ville de Nice veut aujourd’hui redonner à ce site une nouvelle ambition et en faire un véritable levier d’attractivité internationale.

La Victorine se prépare un nouvel avenir

Le 4 mars 2024, la Ville avait confié l’aménagement et l’exploitation des studios à la Société Victorine Studios, dans le cadre d’une concession de 35 ans. Le concessionnaire n’est pas parvenu à réunir dans les délais les 37 millions d’euros nécessaires à son projet. La délégation de service public a donc pris fin de manière anticipée le 31 août 2026.

La Ville a décidé de reprendre la main pour définir elle-même le futur projet de développement du site. Une façon de garder la maîtrise d’un équipement stratégique pour la filière audiovisuelle azuréenne.

Les tournages continuent avec la CCI

En attendant ce nouveau projet, la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur exploite le site. Elle a été retenue après une mise en concurrence, dans le cadre d’une autorisation d’occupation temporaire d’un an.

Pour les sociétés de production, rien ne s’arrête : les studios continuent d’accueillir les tournages. La Ville dispose ainsi du temps nécessaire pour construire un projet ambitieux et pérenne.

Une filière qui pèse dans l’économie locale

La Côte d’Azur a compté environ 1 600 jours de tournage en 2025, pour 65 millions d’euros de retombées économiques. Nice en est l’épicentre, avec environ 600 jours de tournage par an sur le seul domaine public niçois.

En 2026, la ville a notamment accueilli le préquel d’Ocean’s Eleven réalisé par Bradley Cooper avec Margot Robbie, Pumping Black avec Natalie Portman et Jonathan Bailey, ou encore La Fête est finie avec Karin Viard, Vincent Lacoste et Benjamin Lavernhe.

Pour mieux accompagner les productions, la Ville de Nice va de nouveau adhérer à la Commission du Film Alpes-Maritimes Côte d’Azur, qu’elle avait quittée en 2025 après l’avoir rejointe en 2021. La Commission réunit 36 collectivités partenaires. Cette adhésion renforcera la coordination et la promotion du territoire auprès des productions françaises et internationales.

La Cinémathèque s’installe place Garibaldi

À partir du samedi 17 octobre, la Cinémathèque de Nice, qui fête ses 50 ans cette année, s’installe au cinéma départemental Jean-Paul Belmondo. Ouvert en 1911, ce cinéma d’art et d’essai est le premier à avoir vu le jour à Nice.

Depuis la destruction d’Acropolis en 2023, les projections avaient lieu au Megarama, pour un coût de location de 180 000 euros par an. Ce déménagement réduit ces coûts de 75 % et offre à la Cinémathèque plus de visibilité en plein cœur de ville. Place Garibaldi, cinéma patrimonial et cinéma d’art et d’essai forment désormais un véritable pôle dédié au 7e art.